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Quand l'enfant, l'adolescent ne veut plus, ne peut plus aller à l'école, est-il atteint de phobie scolaire ?
1% des enfants d'âge scolaire souffrent de phobie scolaire, et constate Jeanne Marie URCUN médecin conseiller technique à l'Education Nationale, dans un article du Nouvel Observateur du 11/17 février 2010.
Elisabeth Gautier-Jalaguier, médecin psychiatre à la maison des adolescents de Grenoble, en donne la définition suivante (propos recueillis par le Nouvel Observateur) :"quand l'enfant ne veut plus aller à l'école en dépit de lui, on parle de "refus scolaire anxieux". C'est un symptôme de troubles. Soit ils sont liés à son environnement, : une pression scolaire ou familiale trop forte, du racket, un déménagement,…Soit ils tiennent à sa structure psychique propre : troubles de la personnalité, dépression, phobie à proprement parler, une peur irraisonnée d'un objet en principe inoffensif qui déclenche une angoisse majeure. Très souvent, ils révèlent une fragilité interne liée aux modalités d'attachement aux parents dans la petite enfance".
Tous les milieux sont touchés et le problème apparaît souvent à l'adolescence. La phobie peut apparaître brutalement à l'issue d'un problème mineur, signe d'accumulations antérieures. Le fait déclencheur peut n'être qu'une moquerie d'un copain si l'on en croit le baromètre 2009, réalisé par le cabinet Trajectoire-réflexe, suite à une enquête sur le vécu quotidien des élèves de 6° et 5°. Ils accordent en effet, une grande importance au regard que peuvent porter les adolescents sur eux. Bien évidement, ce n'est que le fait déclencheur, signe d'une accumulation de bien d'autres choses comme indiquées plus haut, mais aussi lié à l'environnement scolaire qui n'est pas armé pour prendre en compte de tels problèmes.
Quelles solutions :
Le diagnostic doit être posé, mais avant cela, que d'inquiétudes et de tâtonnements pour les parents. Ils consultent successivement le psychologue, le médecin, le psychiatre. Ils essayent l'internat ou la scolarisation à domicile lorsqu'ils y sont autorisés.
A Grenoble, la Fondation Santé des Etudiant de France(FSEF) a ouvert 2 classes spécialisées dans l'enceinte d'un collège. La directrice du dispositif, Geneviève Letellier déclare au Nouvel Observateur : "la plupart des élèves, chouchoutés, rassurés, réussissent à raccrocher une classe normale à l'issue de quelques mois"
Mais de telles structures n'existent pas partout, l'hôpital est alors la solution de repli.
Les adolescents, après un bilan de leur situation individuelle y sont pris en charge sous forme de thérapies individuelles et familiales, d'atelier de reconstruction de l'estime de soi…
Après traitement 50 à 60% retournent à l'école, 30% sont accueillis en internat, seuls 10% ne guérissent pas.
EN savoir plus : Plateforme nationale d'écoute téléphonique mise en place par l'Ecole des parents et des Educateurs 0810-659-009 www.fsef.net
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