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Votre enfant passe le bac cette année, que devez-vous savoir pour l'après bac ?
Chaque année après obtention du bac, entre 500 000 et 600 000 jeunes vont rejoindre les bancs de l’université ou de l’école de leur choix. Deux à huit ans de formation qui les mèneront dans la vie active, mais qui pèseront plus ou moins sur le budget familial. Car selon le cursus choisi, le coût des études peut beaucoup varier. Des frais de scolarités auxquels il faudra rajouter les frais "annexes" : logement , alimentation, transports, Internet, sécurité sociale et mutuelle dont le coût mensuel est selon l'INSEE compris entre 500 et 800 € en province, et entre 1.000 et 1.300 € à Paris. Face à de tels frais, il convient que chacun trouve des astuces pour les limiter, par exemple en recourant à la colocation et en privilégiant les transports en commun. Mais des possibilités d'hébergement gratuit existent aussi . Par exemple, prendre une chambre chez une personne âgée en échange de services. Cette solution alternative de logement se développe de plus en plus, avec des associations qui mettent en liens étudiants et seniors (1).
Mais il ne faut pas oublier que le financement des études a aussi un prix, qui n’est pas toujours à la portée de tous les parents. Les frais d’inscription universitaire sont les mêmes dans tous les établissements. Ceux de la rentrée prochaine seront annoncés cet été, sans doute quelques euros de plus que les 171 € réclamés en 2010 (contre 162 en 2006). Pour autant, il faut noter que ces frais restent modiques comparés aux droits d’inscriptions chez nos voisins européens : ils sont par exemple dix fois plus chers aux Pays-Bas, avoisinant les 5.000 € en Grande-Bretagne. Le coût de la scolarité est en revanche très variable dans les autres filières par exemple une année de BTS coûte plus de 2.000 € dans les établissements hors contrat. Mais certaines écoles d’art et d’ingénieur sont publiques, les frais de scolarité ne dépassant pas les 500 €. Toujours est-il que dans bien des cas, l’effort financier commence dès l’inscription aux concours d’entrée : 60 à 150 €, sachant qu’un étudiant en présente entre 5 et 20 pour maximiser ses chances.
Pour faire face à toutes ces dépenses un des moyens parmi les plus utilisé est le recours aux "jobs" étudiants. Toujours d’après l’INSEE, un étudiant sur dix a un emploi : baby-sitter, surveillant, enquêteur, employé de la restauration rapide (2)... Les universités salarient également certains étudiants, au SMIC, pour faire du tutorat ou de l’accueil. Les fonctions d’animateur loisirs et de soutien scolaire sont mieux payées. L’heure de soutien scolaire est par exemple comprise entre 15 et 20 € net, selon le niveau de qualification. Mais ces jobs peuvent nuire à la réussite des étudiants lorsqu'ils n'ont aucun rapport avec les études. L'Insee a montré que les étudiants salariés enregistraient un taux d'échec de 40 % supérieur à la moyenne.
En moyenne, les parents participent à hauteur de 34 % au budget de leurs enfants, selon l'Observatoire de la vie étudiante. À côté de l’aide financière des parents, il y a les jobs qui représentent 42 % des ressources. L'État, lui, dépense 1,7 milliard d'euros de bourses.
En
savoir plus :
(1) www.agevillage.fr www.ensemble2generations.com www.untoitdeuxgenerations.com (2) www.emploi-etudiant.vivastreet.fr www.jobetudiant.com (3) www.ove-national.education.fr
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